Je travaille vite, sans esquisse, par répétitions. 
Je cherche l’élan.
Dessins au trait, sans volume ni perspective. 
Les contours discernent les formes et les êtres, 
les font émerger du vide.
Quelque part des tâches, des accidents, pour faire paysage.
Des signes.
Les mots, parfois, pour mettre l’accent sur l’oralité de l’image.
Ce travail aborde la question du lien social, des rapports 
de domination et de violence, du genre, de l’empuissancement, des êtres et des lieux non-humains.
Personnages maladroits, hybrides ou siamois, animaux indéfinis.
Corps nus, sans attributs sociaux, sans décors. 
Humanité hors lieu, hors temps. 
Par mes préoccupations premières d’apprenti anthropologue, 
je cherche les invariants humains.
Déconstruire, chercher les logiques invisibles et les courants 
souterrains.
Mises à nu d’une histoire familiale, auto-fiction réparatrice, 
convocation de mythes, j’articule sans cesse souvenirs personnels et mémoire collective.
Dessiner est alors un acte de transformation et de mise
en perspective du réel où les images qui s’y révèlent sont 
définitivement performatives.

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